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Commentaires sur les marchés - Q2 2020

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Louisbourg Investments Q2-2020 Market Co
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Le marché des actions Ce fut tout un rebondissement sur les marchés des actions depuis le creux du mois de mars. Les investisseurs étaient réconfortés par l’aplatissement de la courbe du COVID et la réouverture des commerces, même si nous sommes encore loin de l’état normal. Il est fort probable que la raison principale pour l’enthousiasme des marchés était l’ampleur des programmes de soutien des gouvernements pour limiter les dégâts de la crise du COVID- 19 et encourager la reprise économique à venir. La Réserve fédérale a donné tous les signaux qu’elle a l’intention d’être accommodante jusqu’à ce qu’une reprise économique soit bien en place. Les investisseurs ont répondu en traitant cette crise davantage comme un coup dur temporaire sur les bénéfices des entreprises plutôt qu’une situation menant à une lente reprise comme il était prévu au trimestre précédent. C’est ce qui a mené à de très solides rendements sur les marchés des actions durant cette période. Le rendement des indices boursiers depuis le début de l’année est encore négatif, mais une bonne partie de la baisse du trimestre précédent a été récupérée.

Les investisseurs canadiens ont poussé un soupir de soulagement ce trimestre. Dans la plupart des grands marchés, les investisseurs ont été réconfortés par l’amélioration de la situation liée à la COVID-19 et l’important soutien offert par les banques centrales, ce qui a fait grimper les prix des actions. L’indice composé S&P/TSX, qui a connu une hausse de 17 % pendant la période, a également profité de l’amélioration du contexte dans le secteur de l’énergie, les prix du pétrole brut étant passés d’une valeur négative à environ 40 $ le baril. La croissance est répandue, 10 des 11 secteurs ayant offert des rendements positifs. Toutefois, la plus grande partie du rendement de l’indice de référence peut être attribuée au secteur des matériaux (+42 %), poussé par les sociétés de métaux précieux, et au secteur de la technologie (+68 %) poussé par Shopify, dont la valorisation a explosé pour en faire la plus grande entreprise au Canada selon sa capitalisation boursière. Le secteur de la consommation discrétionnaire (+33 %) a produit un solide rendement, tandis que les communications (-1 %) et les services publics (+4 %) étaient plus faibles. De toute évidence, les investisseurs avaient un appétit pour le risque.

Aux États-Unis, la confiance a continué de se renforcer au cours du deuxième trimestre alors que les investisseurs ont vu les pays du monde entier entreprendre les premières phases de la réouverture, avec un succès mitigé. Cette tendance a été soutenue par quelques « données préliminaires » positives à l’égard d’un vaccin possible et la publication d’un rapport favorable sur l’emploi aux États-Unis, laissant entendre que la situation n’était peut-être pas aussi grave que ce qu’on le craignait. L’indice S&P 500, fortement exposé au secteur des technologies de l’information, a mené le bal à l’échelle mondiale, clôturant le trimestre en hausse de 20,5 %. Compte tenu de l’appétit pour le risque et la remontée des cours du pétrole, le huard a repris une partie du terrain perdu au premier trimestre, résultant en un rendement trimestriel de 15,3 % en dollars canadiens pour l’indice. Après une période de vente généralisée sans vraiment de discernement, les investisseurs ont commencé à choisir les gagnants et les perdants de la pandémie, ce qui a contribué à créer des écarts beaucoup plus importants dans les rendements du trimestre. Le marché a considéré tout ce qui était exposé au commerce électronique ou au « nuage » comme des gagnants exceptionnels dans le monde post pandémique. Les secteurs de la consommation discrétionnaire (dominé par Amazon) et des technologies de l’information ont mené la reprise, affichant respectivement des hausses de 33 % et de 31 %. L’appétit pour le risque était très évident, tous les secteurs défensifs, notamment les services publics (3 %), la consommation de base (8 %) et les soins de santé (14 %), accusant un retard par rapport à l’indice.

Même si leur rendement fut inférieur à celui de leur contrepartie américaine, ce qui peut s’expliquer en partie par une moins grande exposition au secteur des TI, les actions internationales ont tout de même connu une forte reprise, terminant le trimestre en hausse de 9,9 % en dollars canadiens. Tout comme aux États-Unis, les investisseurs ont considéré tout ce qui était exposé au commerce électronique ou au « nuage » comme des gagnants exceptionnels dans l’univers post-pandémique. Les secteurs des matériaux et des TI ont mené la reprise, avec une hausse respective d’environ 19 % et 18 %, soutenus par la tolérance au risque. Les secteurs les plus défensifs ont manifestement perdu du terrain, la consommation de base (5 %) et les services publics (8 %) figurant parmi les principaux retardataires. Le secteur de l’énergie fut le seul à connaître des rendements négatifs au cours du trimestre, ayant perdu la faveur des investisseurs après que Shell a réduit son dividende dans le but de protéger son bilan, les prix de l’énergie demeurant bas.

Après le premier trimestre, nous avons affirmé que les investisseurs étaient craintifs de l’impact de la pandémie sur la croissance économique et les bénéfices des entreprises. Nous croyions qu’il s’agissait d’un événement perturbateur global significatif, mais que nous nous en remettrions. Cette confiance venait en partie des importantes politiques monétaires et fiscales mises en place pour soutenir une reprise. À ce moment, les cours des actions avaient considérablement diminué, nous donnant l’occasion d’ajouter à certaines de nos positions où nous étions bien compensés pour le risque lié à la reprise économique. Aujourd’hui, nous sommes d’avis que les multiples d’évaluation reflètent une bonne dose de perspectives positives dans cette lutte contre la pandémie, alors que le dénouement des choses à venir est difficile à prévoir. Nous croyons que le rapport risque-rendement actuel des actions est juste et nous avons choisi de mettre l’emphase sur les entreprises défensives au sein de nos portefeuilles. Le marché obligataire Le deuxième trimestre de 2020 fut marqué par la relance malgré la pandémie virale, alors que de nombreux pays recommencèrent à redémarrer leur économie. De façon générale, les expériences vécues pour contenir le COVID-19 ont beaucoup varié, l’escalade récente des nouveaux cas aux États-Unis étant directement à l’opposé de ce qui se passe dans d’autres pays, notamment au Canada, où le nombre de cas est demeuré relativement faible pendant la phase de reprise des activités. Cette situation a entraîné une grande incertitude à l’égard des perspectives économiques et l’espoir d’une reprise en « V ». La plupart des données économiques se sont améliorées de façon constante depuis les creux du mois de mars, le logement et l’emploi étant en tête, bien que le taux de chômage demeure élevé à 12,3 % au Canada, par rapport à 11,1 % aux États-Unis. Au Canada, la production économique déclarée en avril a affiché une baisse annualisée de 18 % comparativement au niveau de février, ce qui témoigne de l’ampleur des répercussions de la fermeture sur l’activité économique. En 2020, la croissance prévue du PIB intérieur devrait chuter de 6,8 %, tandis que l’économie américaine devrait reculer de 5,5 %.

Les obligations provinciales et de sociétés se sont bien comportées pendant l’ensemble du trimestre, les actifs à risque et la recherche de rendement ayant produit une demande solide. Le rythme de l’adaptation des politiques reste robuste, le soutien étant axé sur la liquidité du marché, notamment la liquidité des actifs à risque. La possibilité que des mesures de soutien supplémentaires soient adoptées, à savoir le contrôle de la courbe de rendement, des indications prospectives et des mesures de relance budgétaire supplémentaires, continue de retenir l’attention du marché à court terme. Les taux d’intérêt devraient donc demeurer bas pendant une longue période, car la reprise devrait être lente et comporter un niveau élevé d’incertitude. Récemment, le gouvernement du Canada a maintenu son soutien financier supplémentaire malgré la baisse considérable de ses revenus. Son programme de soutien financier devrait entraîner un déficit de 343 milliards de dollars en 2020-2021, ce qui représente 15 % du PIB, un taux qui n’a pas été atteint depuis la fin des années 1960.

Au cours du trimestre, la Banque du Canada a maintenu le taux du financement à un jour à 0,25 %, tandis que la Réserve fédérale américaine maintenait son taux directeur à 0-0,25 %. Au Canada, le marché prévoit que le taux directeur sera à 0,25 % jusqu’en 2023, alors que l’inflation de base demeure modérée à 1,4 % et que le terrain à récupérer sur le plan de la croissance économique reste important. Au cours du trimestre, les rendements obligataires sur l’ensemble de la courbe ont chuté et la courbe s’est aplatie en raison de la baisse des rendements à trente ans. La baisse des rendements est attribuable au rachat d’obligations du gouvernement du Canada par la Banque du Canada et aux mesures d’assouplissement quantitatif de cette dernière, ainsi qu’à des préoccupations fondamentales concernant la rapidité de la reprise et l’escalade des cas de contamination aux États-Unis. Au cours de la période, le rendement des obligations du Canada à deux ans a reculé de 13 points de base pour s’établir à 0,28 %, tandis que le rendement à cinq ans a chuté de 22 points de base pour s’établir à 0,36 %. Le rendement des obligations du Canada à dix ans a fléchi de 17 points de base pour s’établir à 0,53 %, tandis que le rendement des obligations à trente ans a reculé de 31 points de base pour s’établir à 0,99 %.

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